Alors que les médias ont un peu laissé le relais de la sensibilisation sur le SIDA en retrait et que les hommes politiques ne font pas mieux, le VIH, lui, n’a pas arrêté de tuer pour autant. Les scientifiques du monde entier continuent leur investigation et ont permis de nombreuses améliorations mais on ne peut toujours pas en guérir. La pandémie continue donc sa marche macabre et l’on estime qu’au moins 39 millions personnes en aurait été victimes à ce jour.

Voici un état des lieux sur l’état actuel de la maladie via 7 faits marquants que vous ignorez peut-être sur le SIDA.

 

1 / Une espérance de vie prolongée

Les progrès scientifiques notamment au niveau des traitements contre le VIH permettent aujourd’hui aux personnes séropositives de vivre plus longtemps. Leur qualité de vie et leur santé ont également été considérablement améliorée. Un jeune séropositif d’un pays développé qui serait pris en charge de manière adéquate peut désormais espérer vivre jusqu’à 70 ans.

 

2 / Une population séropositive plus âgée

Cette espérance de vie prolongée se traduit logiquement par une plus grande proportion de personnes séropositives plus âgées que par le passé. Le SIDA ne concerne donc plus essentiellement que les « jeunes » : la proportion de séropositifs ayant plus de 50 ans ne cesse de progresser. Un plus grand nombre d’infections à des âges plus avancés a également été constaté.

 

3 / Un dépistage beaucoup plus rapide

Le dépistage du SIDA est aujourd’hui beaucoup plus rapide que par le passé. Or un dépistage précoce permet d’améliorer considérablement les effets du traitement et la prise en charge de manière générale. Comme on vous le disait, une espérance de vie presque « normale » peut être envisagée. A l’inverse, un dépistage tardif du VIH est parfois et trop souvent mortel.

 

4 / Exposé mais pas forcément infecté

On sait aujourd’hui qu’une exposition au virus ne signifie pas forcément une contamination. Dans certains cas le virus ne peut pas se propager dans tous l’organisme et le sujet exposé n’est donc pas infecté. Cependant, il ne faut jamais s’exposer volontairement et à l’inverse toujours se protéger.

 

5 / Une mauvaise utilisation du préservatif

Si le préservatif reste pour le moment le seul moyen vraiment efficace de se protéger contre une infection, il est malheureusement trop souvent mal utilisé. Mis en place maladroitement ou tardivement, ils sont parfois déchirés ou glissent laissant passer des fluides corporels. Acquérir de l’expérience est donc essentiel : mieux vaut prendre le temps de s’entrainer.

 

6 / Un mauvais accès aux soins

Pratiquement 13 millions de personnes séropositives avaient accès à une thérapie antirétroviral en 2013 pour une population infestée estimée à 35 millions de personnes. Ces chiffres sont plus tragiques encore concernant les enfants : seulement un sur quatre aurait accès à une thérapie antirétroviral contre un sur trois donc pour les adultes.

 

7 / La transmission mère enfant peut être évitée

La transmission verticale du virus ou mère-enfant peut se produire durant la grossesse, l’accouchement et l’allaitement. Cette prévention qui se situe entre 15 % et 45 % des cas sans intervention médicale peut être complètement éliminée par la prise d’un traitement ARV ou une prophylaxie antirétrovirale par la mère et l’enfant.