Les idées reçues sur les effets de la ménopause sur la santé sexuelle ont été réfutées par ces chercheurs britanniques du King’s College de Londres. Avant d’avancer leur opinion sur le sujet, ces derniers ont d’abord mené une étude qui consiste à vérifier le lien entre l’orgasme, le désir, la douleur vécue par quelques femmes tout au long de leur vie et l’excitation. Le résultat est paru dans la revue Journal of Sexual Medicine et il révèle bel et bien que la ménopause n’engendre pas une aggravation des troubles sexuels.

Les hormones pointées de doigt

Lorsque les scientifiques britanniques ont mené leurs travaux de recherche, qui consistaient notamment à interroger quelques femmes sur leur santé sexuelle avant et après la ménopause, ils pensaient constater une baisse de libido et d’importants dysfonctionnements sexuels chez les volontaires ménopausées.

Pourtant, la réalité est toute autre et la faute revient aux hormones. Il faut dire qu’elles sont à l’origine de plusieurs problèmes qui affectent la gente féminine. A l’adolescence, ces dernières doivent déjà faire face au changement d’apparence et d’humeur à cause d’une production en masse d’hormones. Il en est de même pendant la grossesse. Et quand la production d’hormones est en baisse, ce qui est le cas après la ménopause, les femmes sont souvent confrontées à un manque de désir.

D’après les travaux réalisés par l’équipe britannique pendant 4 ans, l’idée que les dysfonctionnements sexuels pourraient s’aggraver après la ménopause est totalement fausse. En effet, grâce aux résultats des enquêtes, ils ont constaté que le taux d’aggravation des troubles sexuels chez les participantes à l’étude après la ménopause est vraiment minime, car il est de 1%. Les scientifiques ont également pu prouver que le taux d’amélioration de la fonction sexuelle des volontaires n’a pas connu de changement majeur.

Changer ses habitudes sexuelles

En conclusion à ces travaux de recherche, Dr Tim Spector (auteur de cette recherche) a donc déclaré que les femmes ménopausées ont toutes leurs chances de s’épanouir sexuellement. Selon l’expert, les dysfonctionnements peuvent survenir à n’importe quel moment de la vie d’une femme et en le détectant ; les femmes pourront connaître l’évolution de leur vie sexuelle. Quoi qu’il en soit, pour les femmes ayant été déjà confrontées à un manque de désir, un problème à atteindre l’orgasme ou encore un trouble d’excitation, la baisse d’hormone causée par la ménopause ne risque pas d’aggraver les symptômes. Il leur suffit d’apporter quelques changements dans leurs habitudes sexuelles pour remédier aux troubles du désir. Elles pourront alors avoir une vie sexuelle épanouie, et ce, indépendamment de leur âge.