docteurs_chirurgiensDu point de vue scientifique, les hommes atteints d’azoospermie non obstructive sont condamnés à une stérilité à vie. Il s’agit d’une pathologie qui touche 1% des hommes dans le monde et 10 % de ceux qui viennent suivre un traitement anti-stérilité. Elle se manifeste par l’absence de spermatozoïdes dans le sperme. Au grand bonheur des victimes, les urologues de l’hôpital Henry Ford de Détroit aux USA ont trouvé un moyen de remédier au problème. Ils pensent faire recours à la microchirurgie.

Prélever des spermatozoïdes via une biopsie

Fut un temps ou on accusait les femmes d’être l’unique responsable de la stérilité d’un couple. Actuellement, nul n’ignore que les époux peuvent aussi être à l’origine du problème ; c’est pourquoi chacun d’entre eux doit effectuer un test de stérilité afin de définir le genre de traitement à mettre en place. L’azoospermie non obstructive compte parmi les troubles qui empêchent un homme d’avoir un enfant. Sa semence ne comporte aucun spermatozoïde ce qui rend la fécondation par voie naturelle quasi impossible. Désormais, les victimes de ce type de pathologie n’ont plus besoin de chercher un donneur ou d’opter pour une adoption pour avoir un enfant. En effet, selon le directeur du centre de médecine reproductive du Henry Ford Health System, Ali Dabaja, il suffit d’une petite intervention chirurgicale pour régler leur problème. En effet, la microchirurgie se transforme désormais en un moyen efficace pour remédier à cette forme de stérilité masculine. C’est une opération moderne qui consiste à effectuer une biopsie ultra fine en vue de récupérer des spermatozoïdes dans les testicules des hommes. Il ne reste plus ensuite qu’à utiliser les gamètes dans des procédures de fécondation in vitro afin d’engendrer une grossesse.

micro-TESE : une technique révolutionnaire

La micro-TESE est découverte en tant que procédé pratique et révolutionnaire pouvant très bien traiter l’infertilité masculine. Notons que c’est l’équipe de la Cornelle School of Medicine à New York City qui est à l’origine de cette découverte exceptionnelle et à priori, le résultat est plutôt encourageant. Selon le Dr Dabaja, on n’enlève qu’une infime couche de tissu alors que lors des biopsies habituelles, l’ablation se fait sur une étendue plus large. Cela suffit pour détendre les hommes qui craignent de subir une opération de grande envergure.