Nombreuses sont les personnes qui croient qu’on peut booster la libido en regardant un film érotique. Pourtant, un article ayant fait l’objet d’une parution dans le Journal of Sexual Medicine, dévoile que la pornographie peut nuire à la santé sexuelle des hommes. Bien que nous avions déjà parlé positivement de ce sujet avant, regardons d’un peu plus près cette étude.

La dysfonction érectile chez les jeunes

Le nombre de jeunes atteints d’un trouble érectile est de plus en plus élevé. Certains chercheurs relient leurs problèmes à trop de pornographie. Pour arriver à cette conclusion, ils ont mené deux études et ont demandé la participation de quelques hommes originaires de trois pays européens différents. 2.727 hommes croates, portugais et norvégiens ont pris part à la première expérimentation établie en 2011. Ils ont été sélectionnés par des sites de santé grâce à des questionnaires en ligne. Les chercheurs ont voulu évaluer leur difficulté à jouir, leur manque de libido ainsi que leurs problèmes d’érection avec les indicateurs du Global Study of Sexual Attitudes and Behavior. A la fin de l’étude, les experts ont découvert une corrélation entre la dysfonction érectile touchant quelques hommes croates et la pornographie. Selon leur observation, les individus qui regardaient trop de films érotiques souffrent de trouble d’érection. Il reste toutefois à définir si les volontaires se servent de la pornographie pour remédier à leurs problèmes ou bien si c’est la pornographie qui est à l’origine de leurs pannes sexuelles. Les chercheurs ont alors effectué une seconde étude auprès de 1.211 Croates qu’ils ont sélectionné sur Facebook en 2014 en vue d’éclaircir le sujet. Cette fois, ils se sont servis de l’International Index of Erectile Function pour évaluer la dysfonction érectile des volontaires. Ces derniers sont atteints d’éjaculation retardée et de manque de libido. Ils n’ont alors constaté aucun lien.

D’autres recherches à privilégier

La conclusion tirée des deux études ne doit pas être généralisée. En effet, la manière dont on a sélectionné les volontaires et le nombre d’heures qu’ils consacrent à la pornographie n’ont pas été définis avec précision. Il se trouve qu’une conclusion obtenue avec un échantillon aussi faible n’est pas tout à fait fiable. Les auteurs des études avancent donc qu’il est encore trop tôt pour confirmer l’impact de la fréquence de pornographie sur la sexualité masculine. D’autres travaux sont encore à réaliser et on devrait aussi prendre en compte divers facteurs comme le stress, le mode de vie, la dépression et la prise de médicaments.