Une étude australienne dévoile quelles parties anatomiques masculines importent pour séduire les femmes. Résultat : les épaules sont aussi regardées que le pénis.

L’étude effectuée par des chercheurs de l’Université de Canberra et publiée par le journalLa taille du pénis compte… Autant que le reste ! Proceedings of the National Academy of Sciences se répand comme une trainée de poudre sur le net. Et pour cause : elle traite d’un sujet à la fois délicat et intemporel : la taille du sexe masculin.

La longueur du pénis en tant que critère de séduction a toujours fait l’objet de débats populaires, scientifiques et médiatiques. En mars 2011, une carte du monde des pénis, comparant les sexes masculins par pays, a inondé le web ; et plusieurs études sur la question paraissent chaque année.

D’après l’Académie nationale de chirurgie, la taille moyenne d’une verge au repos est de 9 à 9,5 centimètres et celle d’un sexe en érection, de 12,8 à 14,5 centimètres. Si les femmes ne sortent pas leur double-décimètre avant de jeter leur dévolu sur un homme, l’étude australienne a confirmé une fois de plus ce que l’on savait déjà : le sexe faible aime les grands phallus.

Pour « découvrir » cela, les chercheurs ont présenté à 105 femmes des images de synthèse en taille réelle de différentes silhouettes d’hommes. Les participantes devaient leur attribuer une note d’attractivité allant de 1 à 7. Les éléments variant étaient :

  • le rapport entre la largeur des épaules et celles des hanches, permettant de définir la forme en triangle ou en poire du corps
  • la taille générale
  • la taille du sexe au repos

Traitement médiatique

A l’issue de l’étude, c’est la forme du buste qui est apparue comme l’élément le plus important aux yeux des femmes. Elle pesait à 80% dans le verdict final, contre 5,1% pour la taille générale et 6,1 pour celle du pénis.

Mais, à voir comment la plupart des sites internet ont titré leurs articles sur ce sujet (Taille du pénis: oui, ça compte! à l’Express ou Les Femmes attirées par la taille du pénis au Nouvel Observateur), ce qu’il y a à retenir est que la longueur du pénis est importante. Hors, ce n’est pas dans ce sens que doivent être lus ces travaux.

De plus, cette étude n’est pas tout à fait représentative de ce que pensent l’ensemble des femmes ni en Australie, ni dans le monde. Seulement 105 femmes âgées d’environ 26 ans et hétérosexuelles ont été interrogées. Quid des bi et des autres tranches d’âges ?

De plus, la verge n’est pas un élément visible directement lors d’une démarche de séduction, elle n’a donc pas vraiment sa place dans une telle étude. Et enfin, la longueur n’est pas le seul critère esthétique sur lequel se base les femmes, l’épaisseur et la forme ont aussi leur importance, sans parler des capacités érectiles dont l’étude ne tient pas compte puisqu’elle ne s’intéresse qu’aux pénis au repos.