Le libertinage, on en entend souvent parler… le terme intrigue, intéresse… mais qu’en est-il vraiment ? Un effet de mode, une simple pratique sexuelle ? Y a-t-il des règles à suivre ? Nous faisons un point rapide mais complet sur la question.

Un terme en perpétuelle évolution

Les libertins sont à l’origine des libres-penseurs qui luttaient idéologiquement contre l’ordre établi et toutes formes de dogmes notamment religieux.

Lorsque le terme apparait il définissait un courant de pensée qui a traversé toute l’Europe de la Renaissance. Petit à petit le libertin humaniste prônant la liberté de l’homme va cependant laisser sa place à l’intellectuel épicurien qui profite de la vie et de ses plaisirs. Il sera finalement assimilé au jeune aristocrate, sans foi ni loi se complaisant dans le luxe et la débauche.

L’un des plus célèbres libertins est incarné par le personnage de Molière : Don Juan. Toute une esthétique, notamment en littérature accompagne cette liberté des mœurs dont les principaux auteurs sont incarnés par Voltaire, Diderot ou encore Sade.

Aujourd’hui, le libertinage a perdu tout cet aspect intellectuel et est exclusivement associé à une pratique sexuelle hors du commun souvent considérée comme plus libérée…

Diverses pratiques sexuelles

Sous le terme libertinage dans son acceptation du XXI Siècle, on peut distinguer différentes pratiques sexuelles.

L’une de ces pratiques est l’échangisme. Deux couples s’échangent les partenaires. Différentes manières de le pratiquer existent : sans pénétration (seulement des caresses et attouchements) et finalement les partenaires légitimes se rassemblent. Des rapports sexuels entre tous les partenaires, toutes les combinaisons sont alors possibles. Enfin un échangisme « à distance » : les partenaires sont littéralement échangés et les relations sexuelles ont lieu dans des endroits différents. L’échangisme à « grande échelle » peut devenir ce que l’on appelle une orgie : un nombre illimité de partenaires, autant de combinaisons.

Le libertinage peut également faire référence au triolisme. Dans ce cas là, une tierce personne participe aux relations sexuelles du couple légitime. Il s’agit de ce que l’on nomme communément un « plan à trois ».

Le libertinage peut également faire allusion au voyeurisme / exhibitionnisme où le jeu entre montrer et cacher, dévoiler ou non, observer ou être observé permet d’érotiser les corps. Le sado masochisme peut également être assimilé à une forme de libertinage : les relations sexuelles se basent alors sur un rapport de dominant / dominé où plaisir et souffrance sont étroitement liés.

Enfin, de manière plus générale encore, différents jeux érotiques et sexuels peuvent également être considérés comme une forme de libertinage : faire l’amour dans des lieux incongrus voire publiques, se déguiser pour jouer un rôle, utiliser un sextoy sont autant de manières de libérer le sexe.

Les règles de base du libertinage

La première règle du libertinage est sans conteste la liberté de dire « NON ». Toute pratique sexuelle doit impérativement être consentie par les différents intéressés tout comme elle doit pouvoir être stoppée à n’importe quel moment. Sans choix, il n’y a plus de liberté !

Lorsque le libertinage implique la participation de différentes personnes, il est également indispensable de prendre des mesures de protection et d’hygiène afin d’empêcher tout risque de contamination de maladies sexuellement transmissibles. L’idée c’est bien de se faire plaisir et non pas de souffrir.

Consentement et pratique sexuelle protégée apparaissent alors comme les deux règles de base indispensables. Avant de s’engager dans ce type de d’expérience, il est tout de même fortement conseillé au couple de prendre le temps de discuter ouvertement des attentes de chacun, de définir des limites claires et les respecter, etc.