jeune_fille_tête_baisséeSi pendant des années on croyait que la baisse de testostérone diminuait la libido, une étude australienne vient de prouver le contraire. Selon les chercheurs du National Health and Medical Research Council qui ont collaboré avec la Sydney Medical School Foundation et l’Ageing and Alzheimer’s Institute , ce serait plutôt l’inverse. Le faible niveau de testostérone serait la conséquence de la baisse du désir sexuel.

Baisse des activités sexuelles et libido

L’étude a été menée auprès des âgés de 70 ans et plus qui sont originaires de Sydney dans un intervalle de deux ans. Selon Benjamin Hsu, le principal auteur de cette étude qui entre dans le cadre du Concord Health and Ageing in Men Project (CHAMP), les hommes qui présentent un niveau assez faible de testostérone étaient plus susceptibles de connaître une importante baisse de leur activité sexuelle et de leur libido. Ce qui fait que la diminution de l’activité sexuelle et du désir chez les hommes âgés serait une cause et non la conséquence d’un faible niveau de testostérone.

Pour établir la cause et la conséquence de cette relation qui semblaient être une évidence chez les hommes âgés, baisse de testostérone et diminution de l’activité sexuelle, les chercheurs ont testé 1.705 hommes au départ et 1.367 deux ans plus tard. Lors de ces deux enquêtes, les chercheurs ont posé à ces hommes des questions au sujet de leurs activités sexuelles :

– La fréquence de ces hommes à maintenir une érection satisfaisante pour une activité sexuelle ;

– La fréquence de l’activité sexuelle aboutissant à une éjaculation que ce soit par un rapport sexuel ou une masturbation ;

– Le niveau actuel du désir sexuel par rapport à ce qu’il a été à l’âge de 50 ans.

Dysfonction érectile et désir sexuel

Au cours de ces années d’études, les chercheurs ont remarqué que les niveaux de sérum de testostérone n’induisent pas forcément à une baisse de libido, au désir sexuel et à la fonction érectile. Cependant, la baisse de testostérone même si elle est inférieure à 10% était liée à une baisse d’activités et de désirs sexuels, mais non pas à une dysfonction érectile. A noter que cette étude est réputée comme l’une des plus importantes études qui ont été menées à travers le monde sur les hommes âgés et leur santé au cours de ces dernières années. Les résultats de l’étude ont été présentés au début de ce mois à San Diego, aux Etats-Unis, lors de l’ENDO 2015.