Si vous avez l’habitude de lire mes articles (si vous ne l’avez pas, prenez-là) vous savez certainement que j’aime parler sexe et sexualité. Que ce vaste sujet m’intéresse et que je le fais de manière plutôt ouverte parfois un peu décalée. Entre conseils et actus, vous avez peut-être découvert un certains nombres d’infos insolites en me lisant, et j’en suis plutôt ravie. Mais aujourd’hui, j’avais envie de pousser un « petit coup de gueule ».

Blurred lines

Le sexe est partout dans notre société : devenu un produit de consommation au même titre que le dentifrice, il s’en trouve si souvent détourné et bon à nous vendre tout et n’importe quoi qu’il perd tout son sens. Les relations sont devenues jetables et se limitent de plus en plus à une relation plaisir et jouissance. Aujourd’hui je suis avec toi mais si demain tu ne me plais plus, que quelque chose en toi me dérange (genre ton nez au milieu de la figue comme dirait un ami chanteur) je te quittes…

Le sexe est même devenu le meilleur des arguments de vente. Il y aurait, qui plus est, beaucoup à dire sur la vision particulièrement machiste et réductrice de toutes ces publicités télévisées et autres pancartes publicitaires où l’on peut voir des femmes à moitié nues nous vendre une voiture ou autre.

Laissez libre-court à notre intimité !

Mais si la tyrannie du sexe habite donc notre quotidien, je n’imagine même pas l’angoisse des célibataires de longue date dans un tel contexte. Et quand on parle des fameuses « trois relations sexuelles par semaine » ! Vous savez bien, lorsque vous êtes en couple, il est de bon ton de faire l’amour au moins trois fois par semaine. S’il n’y a pas de mal à se faire du bien, cette fois-ci je dis stop : pourquoi trois fois ? Pourquoi toutes les semaines ? Pourquoi, pourquoi… POURQUOI ?

C’est vrai après tout, cette idée est tellement ancrée dans la tête de nombre d’entre nous que ceux qui ne pratiquent pas une partie de jambe en l’air tout les deux ou trois jours lorsqu’ils sont en couple se croient anormaux et ce qui montent au ciel plus souvent s’imaginent être des obsédés ! Autant se le dire d’ailleurs, si nous autres nous nous accrochions aux rideaux à chaque fois, il n’y aurait peut-être pas autant de « réticence »…

Personnellement et vous le savez bien, je suis une fervente défenseuse de l’abolition de toutes sortes de règles en ce qui concerne la sexualité, hormis celle qui remettent en cause votre bien-être tant physique que psychologique. Alors deux, trois ou cinq fois en un jour une semaine ou un mois, je ne vois pas où est le problème. L’important à mon sens c’est bien d’en profiter à chaque fois et je précise à nouveau que profiter ne veut pas forcément dire jouir ! J’en surprends certainement plus d’un…!

Tout ça pour vous dire, Messieurs, qu’il ne faut pas brusquer ni restez les bras croisés, ne pas être trop insistant mais un petit peu quand même… Pas toujours facile, je vous le concède. A vous d’être imaginatifs et surtout attentifs à votre partenaire. Si la « répétition » et une certaine « routine sexuelle » (toutes proportions gardées) peuvent en contenter plus d’une, la fantaisie et les contraintes imposées volontairement peuvent aussi permettent d’ouvrir de nouveaux espaces de jeux coquins : sans les mains, à la bougie, avec des objets et autres sextoys pourquoi pas mais s’il vous plait arrêtez une fois pour toute avec la tyrannie et la pression sexuelle ! Laissez vivre votre intimité, à deux et sans toutes ces règles et autres clichés à la noix (pour être polie) !