Uber a déjà fait beaucoup parler d’elle : l’entreprise que l’on peut présenter comme un service de taxi entre particuliers a en effet fait couler beaucoup d’encre dans la presse et généré de vives polémiques. Le succès de cette start-up californienne désormais cotée en bourse, valorisée à 50 milliards de dollars et présente dans 250 villes autour de la planète démontre que les utilisateurs sont plutôt satisfaits de ce service. Les professionnels et les autorités le sont beaucoup moins, le service de mise en relation a d’ailleurs été interdit dans plusieurs villes autour du monde.

Pourquoi nous vous parlons d’Uber ? Parce qu’un service reposant sur le même principe, mise en relation entre particuliers, vient tout juste de voir le jour en Allemagne sauf qu’au lieu de conduire une voiture il s’agit de se rencontrer pour un diner, une sortie ou un passage sous la couette…

L’Ubersex ou la prostitution entre particuliers

Officiellement, il ne s’agit nullement d’un service de prostitution mais bien de mise en relation entre deux particuliers, autrement dit un service de « Rendez-vous ou rencontre payant ». A l’image d’Uber, le site propose simplement d’organiser une certaine activité commerciale qui ne serait pas professionnelle mais bien occasionnelle.

Sur le site internet, les utilisateurs hommes de l’application Ohlala peuvent faire leur demande de services : ils décident ainsi d’un lieu, d’un horaire, d’une prestation et d’un prix correspondant à cette prestation. La demande est ensuite transmise aux potentielles intéressées, des femmes présentes plus ou moins à proximité, qui évaluent si oui ou non elles souhaitent prendre contact. Si c’est le cas, les deux intéressés décident ensemble des détails.

Pour sa créatrice, Pia Poppenreiter, Ohlala permet d’inverser le rapport de force : ce sont les femmes elles-mêmes et sans intermédiaire qui ont la possibilité de choisir avec qui et à quel tarif elles souhaitent négocier leurs charmes, et non pas l’inverse. De plus elles conservent leur anonymat : un profil public ne serait pas nécessaire.

Un succès international ?

Bien évidemment c’est ce que souhaite Pia qui n’en est pas à son coup d’essai. En effet, la femme d’affaires avait déjà mis au point une application abandonnée depuis, du nom de Peppr, qui mettait cette fois-là en relation clients et prostituées.

Pour le moment cependant, Ohlala se limite à Berlin et n’existe qu’en version test disponible sur le site. Une version en anglais est cependant déjà envisagée tout comme une extension géographique dans d’autres villes européennes. Une autre formule, si la demande existe, pourrait cette fois-ci mettre en relation des femmes qui paieraient pour rencontrer des hommes, même principe pour un service homosexuel. Si ce service n’est actuellement disponible que sur le site officiel, l’objectif est bien d’arriver sur smartphone et tablettes mais on ignore encore si App Store, Google Play et consors vont accepter de référencer cette application pour le moins sulfureuse.

En outre, Ohlala devra certainement faire face à d’autres obstacles c’est fois-ci d’ordre légal. Si la prostitution est légalisée en Allemagne depuis 2001 sous certaines conditions ce n’est pas le cas en France et dans bien d’autres pays et l’application y serait très certainement interdite.