Vous savez quoi ? Aujourd’hui je vais encore vous parler de sexualité. Et cette fois-ci je vais tâcher de donner un coup de main aussi bien aux hommes qu’aux femmes. Je vais vous donner quelques conseils, à vous, Messieurs et aussi vous rassurer Mesdames et Mesdemoiselles.

En effet, si je ne suis pas personnellement concernée par ce problème, du moins jusqu’à présent, j’ai entendu parler de ce phénomène qui se manifeste chez certaines d’entre nous au moment de « l’après amour ». De fait, d’après certaines estimations pratiquement une femme sur deux seraient touchées par le « sex blues ».

J’imagine que ça doit en perturber plus d’un et en affoler certaines !

Pour eux, voir leur amante fondre en larmes après avoir fait l’amour ne doit pas toujours être facile à gérer, pire encore si elle devient agressive comme c’est aussi parfois le cas. Et pour vous Mesdames, ça vous semble certainement un peu incompréhensible et inquiétant : vous venez de prendre votre pied et vous voilà d’humeur mélancolique… Voilà les symptômes les plus communs de ce que l’on nomme communément le « sex blues » : mélancolie, larmes, agressivité, tristesse, mal-être mais la liste n’est pas exhaustive.

Surtout, pas de panique : le « sex blues » serait relativement commun et visiblement sans « aucune gravité réelle ».

D’après une récente étude réalisée en Australie, 46 % des femmes auraient déjà fait l’expérience de ce mal-être après une partie de jambe en l’air. 2 % d’entre elles le ressentiraient même après chaque relation sexuelle. Mesdames, est-ce les hormones qui vous jouent des tours ?

Ce phénomène semble donc manifestement assez répandu. Pourtant, peu d’études existent pour le moment sur la question. D’après les chercheurs, ce trouble émotionnel pourrait s’expliquer au moins en partie par l’expérience personnelle, le passé mal digéré qui refait surface. Logiquement, les facteurs psychologiques et affectifs joueraient certainement un grand rôle dans ce phénomène. Par exemple, les femmes ayant été victimes de violences sexuelles durant l’enfance seraient ainsi plus sujettes à souffrir de ce que l’on nomme scientifiquement la dysphorie post-coïtale. Une autre étude sur la question basée sur des jumelles démontrerait quant à elle une incidence d’ordre génétique. Rien n’est donc très clair et les informations font malheureusement défaut : le manque de recherches sur le sujet empêche encore de tirer des conclusions définitives.

De toute évidence, si le « sex-blues » s’invite plus ou moins régulièrement dans votre vie sexuelle, il ne sert à rien de le nier. Il me semble que le plus important consiste au contraire à en parler ouvertement entre vous. Cette réaction n’est de toute évidence agréable pour personne et ni l’un ni l’autre n’en serait directement responsable : inconscient, incidence génétique, mauvaise expérience passée… Au final peu importe, car à mon avis plus que de se concentrer sur l’origine du trouble il s’agirait de pâtir le moins possible de la situation. Donc plutôt que de générer une souffrance supplémentaire basée avant tout sur l’incompréhension d’un phénomène sans « aucune » solution conventionnelle ni médicament, optez pour la coopération, l’accompagnement mutuel. J’imagine également que l’expertise d’un sexologue voire d’un psychothérapeute ou psychanalyste peut être utile.

Surtout ne culpabilisez pas, ne vous énervez pas car ces attitudes ne résoudront pas le problème et ne feront que le compliquer. Un couple, c’est une aventure qui se construit à deux donc partagez vos ressentis mutuels. Et n’oubliez pas que la situation n’est simple pour personne.