Les mythes qui entourent la masturbation, vous le savez très certainement, sont toujours d’actualité. Si plus personne aujourd’hui ne croit, du moins je l’espère, que la masturbation peut rendre sourd ou idiot, il n’est pas encore entré dans les mœurs que les plaisirs solitaires sont bons pour la santé (notamment pour maintenir les corps caverneux en activité), et quand je dis « santé » je parle de santé sexuelle mais également de la santé de manière plus générale. A plus forte raison chez les femmes qui sont bien moins nombreuses que les hommes à se donner du plaisir par elle-même. Et oui, un certain nombre d’entre nous (malheureusement pour elles) n’ont jamais découvert la « jouissance auto-personnelle ».

Si se masturber fait donc partie intégrante d’une sexualité épanouie, que l’on soit en couple ou célibataire, et que cette pratique, je le répète, est bonne pour la santé, elle peut dans certaines conditions être à l’origine de blocages sexuels.

Je fus la première surprise à l’apprendre, mais en effectuant quelques recherches sur le net j’ai constaté que certains hommes souffraient de blocages sexuels qui seraient directement liés à la masturbation.

Les sexologues s’accordent d’ailleurs à dire que la masturbation devient problématique au sein d’un couple lorsqu’elle est préférée à la relation sexuelle avec le partenaire au point que cette pratique devienne finalement exclusive. Sur le plan médical, la masturbation n’a ainsi aucune répercussion nuisible, sauf si elle se convertit en une pratique excessive et compulsive.

La masturbation masculine repose essentiellement sur des fantasmes et une excitation purement mécanique de la verge. Si au niveau des fantasmes, dans le sens irréel et imagination, tout est potentiellement permis et qu’il n’y a de limite que celle de l’esprit, le problème s’installe lorsque la réalité ne comble plus le plaisir de celui qui pratique l’onanisme. Certains hommes deviennent également des « addicts » de la masturbation qui peut être ensuite à l’origine d’un blocage lorsqu’il s’agit de faire l’amour avec une femme.

Pourquoi ? Tout simplement parce que leur pratique solitaire a pris le pas sur la réalité, qu’ils ne sont plus excités que par des fantasmes extrêmes et une stimulation frénétique des parties génitales. Dans ces cas-là, le sexe de l’homme peut devenir insensible à la pénétration et une relation avec une femme peut être perçue comme peu intéressante voire même ennuyeuse.

Cette situation n’est cependant pas une fatalité : il existe en effet diverses techniques de déconditionnement de la masturbation qui visent à rétablir un érotisme basé sur le développement des sens sur toutes les parties du corps. Le tantrisme en est un bon exemple mais n’est pas le seul. L’accompagnement d’un sexologue peut également être à envisager et donne de bons résultats.