femme_sexy_lingerie_canapéEtre avec une femme ayant une excitation sexuelle permanente peut être amusant à première vue, mais s’avère être un véritable calvaire pour la femme. Le syndrome d’excitation génital permanent sans pour autant avoir des pensées érotiques est un trouble sexuel féminin assez rare qui handicape les femmes et les pousse même au désespoir. Mais après de nombreuses études cliniques, les médecins sont actuellement aptes à proposer des traitements mieux adaptés.

Définition du PSAS

Le syndrome d’excitation sexuelle permanent appelé aussi Persistent Sexual Arousal Syndrome (PSAS) est un trouble sexuel qui touche les femmes. Elle se présente comme une excitation sexuelle spontanée, persistante et intense alors qu’il n’y a pas de désir sexuel. A l’heure actuelle, il est difficile d’avoir les chiffres exacts sur cette pathologie, car les femmes éprouvent du mal à partager le problème à son entourage et à leurs médecins.

A noter que le syndrome d’excitation génital permanent n’a été évoqué dans la presse médicale qu’en 1994 par Riley suite à l’observation d’une patiente qui se plaignait d’être constamment sexuellement excitée en période prémenstruelle. Des symptômes similaires ont été constatés par Leiblum et Nathan auprès de cinq patientes en 2001, le terme PSAS a été ensuite utilisé pour décrire la pathologie.

Les 7 symptômes du syndrome d’excitation génital permanent

En 2004, le syndrome d’excitation génital permanent a été reconnu par un comité d’expert international comme une pathologie à part entière. Selon Waldinger, on a un PSAS quand ces 7 critères sont réunis :

– Sensations d’excitation génitale non désirée en l’absence de désir ou de fantasme sexuel
– Orgasmes spontanés non désirés en l’absence de désir ou de fantasme sexuel
– Symptômes des membres inférieurs sans repos
– Symptômes d’hyperactivité vésicale
– Amplification des symptômes d’excitation génitale en position assise
– Hyperesthésie à la pression sur la région génitale au touché
– Symptômes d’excitation génitale déclenchés par l’examen clinique du dermatome vis-à-vis de la branche ischiopubienne

Étiologie et traitement

Les causes du PSAS sont encore difficiles à établir avec certitude malgré les diverses hypothèses étiologiques qui ont été émises au cours de cette dernière décennie : varices pelviennes, antidépresseurs (cause médicamenteuse), neurologiques, hormonales… Pour confirmer le PSAS, un examen clinique rigoureux est requis. Les médecins peuvent toutefois recourir à des examens complémentaires : IRM cérébrale et spinale, IRM et échographie pelvienne, exploration biologique…

Pour ce qui est du traitement, les méthodes utilisées varient de l’origine du trouble, mais les traitements qui ont fait ces preuves sont notamment la psychothérapie, l’électroconvulsivothérapie et les médicaments à base de clonazépam.