Dans une société moderne où tout va de plus en plus vite et où la vie se transforme petit à petit en un contre-la-montre permanent, les relations sexuelles ne font pas exception à la règle : elles ont également tendance à s’accélérer. Différentes études montreraient en effet que les rapports sexuels sont particulièrement rapides : moins de 18 minutes en moyenne au niveau mondial ! Alors, qu’est-ce qui est mieux au niveau sexuel : la lenteur ou la vitesse ?

Quelques faits en chiffres

Apparemment, le sexe se plierait aux exigences de notre mode de vie… comme on vous le disait, un rapport sexuel dure moins de 18 minutes avec les préliminaires compris et d’après d’autres études sur le sujet, une relation sexuelle idéale serait estimée à 10 minutes alors que l’orgasme pour la plupart d’entre nous se limite à quelques secondes.

Un autre indicateur qui vaut la peine d’être regardé de près d’un point de vue objectif : les films pornographiques. Ceux-ci sont majoritairement réalisés par des hommes, les scènes de sexes qui y sont filmées, en plus de représenter souvent de multiples partenaires et tout autant de positions, se déroulent sur un rythme effréné. L’orgasme est atteint après 3 à 7 minutes de « pratique ». Cette représentation de l’acte sexuel bien que fantaisiste n’en fait pas moins l’éloge de la vitesse et de la performance, or les adeptes de ce genre de films sont nombreux.

Alors, quick ou slow ?

Influence des films porno ou non, culture occidentale qui prône l’image de l’homme multipliant les conquêtes à travers la figure du « Don Juan » : le quick sex serait rattaché aux hommes.
Plutôt adeptes de lectures érotiques, s’excitant plus lentement que les hommes et de manière moins « mécanique », le slow sex serait quant à lui plutôt féminin.

Le quickie, dernière pratique en date

Marqueur de cette tendance de notre société à consommer toujours plus, plus rapidement : le « quickie » ou sexe-éclair du type « un petit coup rapide ». Ici, peu de préliminaires, il s’agit d’un rapport vite consommé pour satisfaire un besoin immédiat comme on dévorerait un en-cas « sur le pouce » entre deux rendez-vous.

Ces observations ne permettent pas pour autant d’affirmer que telle ou telle pratique donnerait plus de plaisir en fonction du sexe. Une relation sexuelle c’est avant tout une alchimie qui s’opère, une magie interpersonnelle et il n’y a aucune règle à ce niveau. Un rapport sexuel rapide dans des conditions normales ou plus insolites peut certainement engendrer autant de plaisir chez une femme que chez un homme, même chose pour une relation sexuelle lente qui se focalisera sur les caresses, les regards, et les préliminaires de manière plus générale.

Plus que « quick » ou « slow », la meilleure sexualité semble donc celle qui se base sur le dialogue, la confiance, le respect, l’écoute des désirs de l’un et de l’autre. En effet, si le « fond » est partagé par les principaux intéressés, la « forme » en réalité semble n’avoir que peu d’importance. Divers témoignages sembleraient tout de même démontrer que la routine peut devenir un frein à une sexualité épanouie… Conclusion : n’hésitez surtout pas à varier les rythmes !