Les étudiants ayant des « friends with benefits » et des relations sans engagement présentent plus de symptômes de dépression, d’après une étude américaine.

Relations libres et coups d'un soir - causes de dépression ?

Mila Kunis et Justin Timberlake dans le film Sexe entre Amis.

A l’heure où les jeunes ont des rapports sexuels de plus en plus tôt, où l’idée de performance sexuelle prend de l’importance, à l’ère du tout-jetable, du sans fil et du sans engagement, le concept de relation libre fait de plus en plus d’adeptes et est un thème de société souvent abordé, notamment au cinéma (Sexe entre amis avec Mila Kunis et Justin Timberlake, Sex Friends avec Natalie Portman et Ashton Kutcher).

Mais les choses se passent rarement comme dans les comédies romantiques et, à défaut de tomber amoureux à la fin, les partenaires se retrouvent souvent à flirter avec la dépression, comme le révèle une étude américaine relayée par le Huffington Post.

Les chercheurs de l’Université de l’Etat de Californie ont soumis 3907 étudiants hétérosexuels de 18 à 25 ans à des questionnaires en ligne leur demandant combien de fois ils s’étaient adonnés au sexe libre (les rapports sexuels avec une personne connue depuis moins d’une semaine) durant les trente derniers jours. Les participants devaient également donner des détails permettant d’évaluer leur bien-être psychologique.

Les hommes vagabondent plus que les femmes

Les résultats de l’étude ont montré que les hommes sont plus friands de ce type de papillonnage que les femmes. 18,6% d’entre eux avaient eu un rapport sexuel dans le mois précèdent l’étude contre 7,4% des femmes.

D’après les chercheurs, les étudiants concernés par ces comportements étaient d’avantage sujets à la dépression et à l’anxiété que les autres, et leur état psychologique, plus fragile. Mais ces travaux ont été accueillis différemment par certains psychiatres, comme le Pr Michel Lejoyeux de l’hôpital Bichat. Cité par Le Nouvel Observateur, ce spécialiste estime que le mécanisme fonctionne à l’inverse et que « les gens les plus anxieux, les plus déprimés sont ceux qui ont le moins de partenaires sexuels stables. Les alcooliques par exemple, sont statistiquement plus divorcés. (…) Méfions nous d’une sorte de contrôle des pratiques intimes sous couvert de psychiatrie. Ne laissons pas la médecine polluer les moments les plus beaux de notre vie. »

Alors faîtes l’amour, pas la tête ! Et n’oubliez pas de sortir couverts.