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Selon une enquête de l’Ifop réalisée pour le site Cam4 et reprise par l’AFP, les nouvelles technologies à usage sexuel sont moins en vogue chez les jeunes en Europe qu’aux États-Unis. Cette étude montre « un usage de plus de plus en actif et sexualisé des nouveaux outils de communication (Web ou smartphones), en particulier parmi les jeunes générations où l’on observe un attrait pour des fonctionnalités qui permettent une excitation mutuelle des partenaires », remarque François Kraus, directeur d’études à l’Ifop.

Une Américaine sur quatre a en effet déjà pratiqué le « sexting » en envoyant des images d’elle nue ou dénudée, via un ordinateur ou un téléphone mobile. En Europe, les adeptes de cette pratique sont moins nombreuses.

Mais elles sont plus d’une sur dix chez les femmes de moins de 35 ans. Les Européennes préfèrent l’envoi de messages coquins à leur partenaire : près d’une sur trois s’y est déjà adonnée (35 % des Françaises et des Italiennes, 33 % des Espagnoles, 29 % des Allemandes), en particulier chez les jeunes de moins de 35 ans où cette proportion est même majoritaire dans certains pays (58 % en France, 55 % en Allemagne).

Près d’un Américain sur six a déjà fait virtuellement l’amour avec son partenaire, via une webcam, soit une proportion beaucoup plus élevée qu’en Europe (entre 5 et 7 % selon les pays).

Outre-Atlantique, c’est même près d’un quart des jeunes de moins de 35 ans qui s’y est déjà livré, soit trois fois plus que dans les principaux pays européens étudiés. La fréquentation des sites de « sexcam » est aussi plus répandue aux États-Unis : un quart des moins de 35 ans a déjà regardé un strip-tease en direct contre à peine 10 % en Europe. Toutefois, le « sexcam » est plus fréquent au sud de l’Europe, en Italie ou en Espagne (14 % chacun) qu’en Allemagne (8 %).