Travailler plus pour gagner plus, peut être mais travailler de trop affecte sérieusement votre sexualité. C’est ce que rapporte une récente étude menée par l’institut Technologia sur 1 000 employés en France. L’enquête cherchait à révéler l’impact du travail et de la pression professionnelle sur les relations sexuelles des employés. On savait déjà que la pression au travail pouvait être responsable des troubles de l’érection et de la perte de désir, mais ce que révèle l’enquête est bien plus inquiétant !

Les français, bureau des cœurs !

Une fois de plus on note une inégalité des sexes dans le travail car les femmes sont d’autant plus touchées par l’impact négatif de la pression professionnelle sur leur sexualité que les hommes. L’institut révèle que 66.6% des interrogés reconnaissent que le stress au travail à des conséquences direct sur leur baisse de désir sexuel.

Chez les cadres, c’est 70% des interrogés qui voit leur vie sexuelle tourmentée par la pression au bureau.

Jean Claude Delgenes, directeur général de l’institut Technologia qui avait aussi travaillé sur le cas des suicides chez France télécom explique ce rapport entre pression au travail et baisse de libido qui selon lui est lié à « la grande porosité entre vie privée et vie professionnelle, notamment du fait des nouvelles technologies. Car en effet, comment préserver son intimité quand un coup de fil important peut arriver à toute heure de la nuit ? ».

Catherine Solano, médecin sexologue explique aussi les résultants de cette enquête : Chez l’homme le stress au travail se traduira par des troubles de l’érection et des périodes d’éjaculation précoce et chez la femme, des pertes de désirs et des difficultés à atteindre l’orgasme. Selon elle, il est important que les couples apprennent à se détacher de leur vie professionnelle une fois ayant franchi la porte du bureau et « chasser son patron du lit conjugal » !

Juste un prétexte ou de vraies excuses ?

On l’a dit plus haut, les femmes sont plus touchées par le stress au travail que les hommes et les excuses pour ne pas avoir de rapport sexuel pourraient finalement être plus que des prétexte mais de sincères raisons. L’enquête révèle que 72% des interrogés affirment être épuisés par leur journée de travail pour avoir un rapport sexuel. Pression, fatigue des transports en particulier en Ile de France et chez les ouvriers. Les employés interrogés révèlent alors que les siestes crapuleuses sont donc plutôt réservées aux weekends et aux vacances…

Quand près d’un couple sur deux se forme pendant les vacances, comment ne pas mêler vie de travail et vie de couple une fois avoir quitté le bureau ?