Femme_et_homme_sieste_enceinteDe nos jours, la sexualité porte plus sur le plaisir que la procréation elle-même, cependant, lorsque le désir d’avoir d’enfant naît et qu’il ne se réalise pas comme attendu, la vie sexuelle du couple est souvent remise en cause. Aujourd’hui, parlons de l’infertilité et les traitements de l’assistance médicale à la procréation (AMP).

En dehors de l’infertilité elle-même, les dysfonctions sexuelles peuvent être à l’origine de l’absence de fécondation, et ce pourrait être le cas des 10% d’infertilité en France qui sont inexpliqués aujourd’hui. 2,8% des couples ayant sollicité une AMP se sont confrontés à un trouble sexuel, selon une étude de Kerneis. L’infertilité est souvent inexpliquée, car les patients sont souvent gênés pour aborder le sujet de la dysfonction érectile.

Les troubles sexuels

La dysfonction érectile ne touche pas uniquement les hommes, elle est aussi visible chez les femmes. Et dans tous les cas, il est impossible de procréer sauf après un traitement adéquat.

Chez l’homme, les troubles érectiles se traduisent par l’absence d’éjaculation, l’éjaculation prématurée ou le trouble de l’érection. On parle d’absence d’éjaculation dans le vagin lorsqu’il y a anéjaculation ou éjaculation rétrograde. L’éjaculation précoce appelée aussi « ante portas » est un trouble qui inquiète et touche beaucoup de personnes. L’éjaculation vient avant même la pénétration. Et enfin, la dysfonction érectile, ce trouble qui empêche d’avoir une érection satisfaisante et qui concerne près de 25% des hommes.

Chez la femme, le trouble sexuel se traduit par le vaginisme et les douleurs lors des rapports. Le vaginisme est une douleur durant le rapport sexuel suite à une contraction involontaire des muscles du périnée. Celle-ci empêche la pénétration et un traitement est nécessaire – une thérapie avec information sexuelle et dilatateurs progressifs pour les patientes jeunes et une assistance médicale à la procréation pour les patientes plus âgées – afin de régler le problème. Les douleurs lors des rapports sont des troubles que rencontrent près de 18% des femmes. La douleur contraint la femme d’interrompre le rapport prématurément. Aux troubles sexuels s’ajoutent le manque de désir sexuel et l’absence de rapport sexuel à cause de troubles relationnels sévères « conjugopathies » pour empêcher une fécondation.

AMP, un traitement inévitable ?

Lorsque le désir d’enfant n’arrive pas au moment voulu, le doute et la crainte s’installent dans le couple. Et l’annonce de l’un des deux partenaires dont la fertilité est altérée est toujours mal prise. Le problème ne peut que s’empirer sans l’intervention d’un spécialiste d’AMP, voire une impuissance chez les hommes et une culpabilité chez la femme. Pour pouvoir procréer, le couple doit traiter l’origine de l’infertilité, ce qui n’est pas toujours facile lors de la mise en place de techniques d’AMP. Le couple doit recourir à des rapports sexuels programmés même en l’absence de désir ou à la fécondation in vitro si le premier recours n’est pas suffisant, ce qui peut être stressant.

Pour augmenter les chances de grossesse, il convient au couple d’augmenter la fréquence des rapports par mois et surtout de déterminer la période d’ovulation. La mise en place des techniques d’AMP est souvent inévitable en cas d’infertilité et de trouble érectile, de ce fait les deux partenaires doivent tout faire pour conserver une vie de couple malgré son introduction.