Lorsque l’on parle de contraception féminine, on pense presque automatiquement à la pilule. Cette option n’est pourtant pas la seule alternative disponible. Les femmes peuvent en effet opter pour des patches, un implant contraceptif, un DIU et également l’anneau vaginal (d’autres options existent encore).

Nous allons vous parler dans cet article de l’anneau vaginal car deux nouveaux prototypes sont actuellement à l’essai : ces anneaux vaginal nouvelle génération auraient la particularité d’offrir une protection contre les IST.

Le fonctionnement d’un anneau vaginal

De manière générale, un anneau vaginal mesure environ 6 cm de diamètre. Il est conçu en plastique poreux, flexible il se place dans le fond du vagin. Grâce à la chaleur du corps et l’humidité du vagin, il libère de manière progressive pendant 4 semaines les mêmes hormones que l’on retrouve dans une pilule ou un patch (estrogène et progestatif). Elles passent dans le sang via la paroi vaginale particulièrement fine et vascularisée.

Au bout de 3 semaines, il peut être retiré ce qui provoquera des « règles ». S’il est porté en continu, il faut le changer toutes les 4 semaines.

Deux nouveaux prototypes à l’essai

Le nouvel anneau vaginal qui est actuellement à l’essai repose sur le même fonctionnement que ces prédécesseurs à une différence près : il protègerait également contre les IST. L’anneau libèrerait ainsi un contraceptif hormonal (le lévonorgestrel) mais également un antirétroviral (le tenofovir). Les utilisatrices pourraient ainsi éviter des grossesses non désirées tout en bénéficiant d’une protection contre le VIH et autres maladies et infections sexuellement transmissibles.

Voilà 5 ans que l’équipe du docteur Patrick Kiser travaille sur ce projet à l’Université de Northwestern en Virginie (Etats-Unis). Il est actuellement testé par des volontaires des Etats-Unis et de République Dominicaine.

Développé cette fois-ci par l’IPM (International Partnership for Microbicides) un autre anneau est testé actuellement à grande échelle en Afrique. 5 000 femmes originaires d’Afrique du Sud, de Malawi, du Zimbabwe et d’Ouganda sont en train d’essayer le « Dapivirine Ring ». Cet anneau vaginal est conçu comme une alternative au préservatif : il protègerait contre le VIH et l’herpès durant une relation sexuelle. L’anneau libèrerait cette fois-ci un antirétroviral : le Dapivirine. Si les résultats qui vont être dévoilés au cours de 2016 sont positifs, le Dapivirine Ring devrait être commercialisé en 2018

Ces nouvelles alternatives ne peuvent qu’être saluées et pourraient changer le quotidien de millions de femmes en leur permettant de prendre en main personnellement leur protection. 5 % des hommes seulement utiliseraient un préservatif et l’on compte pas moins de 2,5 millions de nouveaux cas de VIH tous les ans. Un problème de taille semble tout de même se profiler : les anneaux vaginal actuellement commercialisés ctent en France en moyenne 16 euros et ne sont pas pris en charge par la Sécurité Sociale (à la différence du Québec par exemple). Ce prix déjà élevé et dans la mesure où il serait maintenu rendrait les nouveaux anneaux vaginal inaccessibles aux populations vraiment concernée par le fléau du SIDA.