De nombreux médias ont relevé dans leurs éditions, un scoop, que deux périodiques colombiens ont publié. Il s’agit de l’accident subi par un patient de l’hôpital de Neiva dans la région de Huila. D’après les nouvelles, ce dernier a été amputé du pénis à cause d’une surconsommation de Viagra. Cette information n’a pas encore été confirmée. Pourtant, du point de vue médical, elle est tout à fait valable.

Canular ou réalité ?

Pour raconter en quelques lignes cette histoire insolite, une personnalité politique colombienne qui a voulu impressionner une femme par sa performance et sa virilité a pris une forte dose de Viagra. La conséquence de cette surconsommation a été catastrophique.

En effet, l’homme a connu une érection douloureuse et persistante, l’ayant finalement obligé à se rendre aux Urgences. Après la consultation, les médecins qui l’ont pris en charge ont détecté une inflammation grave, une fracture du pénis et un risque accru de gangrène. Ils se trouvaient alors dans l’obligation d’amputer le pénis de la victime. Vu les circonstances, cela semble à un jargon du web. Par ailleurs, ce n’est pas pour la première que ce genre d’histoire a fait une parution médiatique. Un Sud-Américain a aussi connu le même sort et son histoire a aussi fait la une des médias à l’époque. Pour couronner le tout, l’Hôpital Universitaire de Neiva n’a jamais confirmé la véracité de cette information. Mais si on se penche sur les dimensions médicales de l’affaire, on peut alors penser qu’il s’agit d’une histoire vraie.

Impacts du surdosage de Viagra sur le plan médical

Dans la fiche médicament de ce sildénafil, les complications suite à un surdosage sont inscrites. Il s’agit d’érection douloureuse et priapisme qui se traduisent par la persistance de la douleur de plus de six heures. Le même document stipule que sans un traitement immédiat, le priapisme peut occasionner des dégâts importants incluant la perte des tissus génitaux. Certaines informations lancées par des professionnels de la santé révèlent également que le priapisme est souvent associé à une gangrène du pénis. Ainsi, les symptômes cités dans l’histoire du politicien colombien sont bien valables. L’étude menée par l’association américaine de médecine et de psychiatrie qui a dévoilé les complications d’un priapisme provoqué par la prise de l’antidépresseur trazodone tend aussi à confirmer l’authenticité de la mésaventure vécue par le politicien de Colombie. Dans tous les cas, les consommateurs doivent savoir que le priapisme et la gangrène du pénis sont des effets secondaires rares du Viagra. Ainsi, s’ils ressentent une douleur érectile qui dure depuis plus de quatre heures, ils devront vite se rendre aux Urgences.