Viagra-Cialis-contrefaçons

Des scientifiques canadiens de l’Université de Montréal ont récemment mis au point une nouvelle approche d’analyse chimique, plus efficace et plus rapide, afin de repérer plus facilement la contrefaçon des médicaments. Il faut dire que ce phénomène prend de plus en plus d’ampleur depuis quelques années.

Cette nouvelle méthode a été conçue dans le cadre d’une étude réalisée à l’Université de Montréal. Selon les premiers résultats de ces travaux, elle permettrait de repérer et de quantifier les différentes molécules présentes dans un produit pharmaceutique en cinq fois moins de temps qu’il en faut actuellement aux services douaniers.

Il faut en effet savoir que la contrefaçon de médicaments en ligne est un phénomène d’ordre mondial, puisque d’après l’Organisation Mondiale de la Santé, la moitié des traitements en vente sur Internet seraient des faux. Cela représente un marché de plus de 35 milliards d’euros et au total, un médicament vendu sur dix dans le monde est une contrefaçon.

Parmi les traitements les plus contrefaits, on trouve principalement ceux destinés à lutter contre les troubles de l’érection comme le Viagra (sildénafil) et le Cialis (tadlafil).

10 minutes pour détecter une contrefaçon

Ces faux médicaments peuvent causer des sérieux problèmes sanitaires, car leur composition est aléatoire et les effets secondaires qu’ils provoquent peuvent provoquer des dommages pour la santé des patients. Ces contrefaçons viennent principalement des pays asiatiques et de l’Inde.

Ainsi, entre septembre 2012 et juin 2013, les scientifiques canadiens ont conçu une méthode analytique pour déceler simultanément les quelque 80 substances pouvant être substituées aux éléments actifs contenus dans le Viagra, le Cialis et le Levitra. Une trentaine de médicaments et produits naturels ont ensuite été analysés au Laboratoire de spectrométrie de masse de l’Université de Montréal et à Santé Canada, où des équipements spécialisés ont permis de désigner les molécules chimiques à l’oeuvre.

La mise au point de ce procédé permettra ainsi aux services chargés de lutter contre la contrefaçon des médicaments de détecter en une dizaine de minutes si les substances présentes dans les comprimés sont vérifiées ou fausses.

Cette méthode devrait tout d’abord être testée au Canada avant, pourquoi pas, d’être étendue à d’autres pays.

(Source : Techno-Science.net)