Chez la femme, bien des zones érogènes permettent de faire monter l’excitation et chacune peut avoir ses préférences : le point G, le clitoris, les seins… mais en ce qui concerne l’orgasme, qu’en est-il vraiment ?

Certaines se présentent comme étant vaginales et d’autres clitoridiennes… Alors, que nous dit la science sur le plaisir féminin ?

L’orgasme féminin d’un point de vue scientifique

Les scientifiques considèrent aujourd’hui que l’opposition entre orgasme clitoridien et orgasme vaginal n’a plus sa raison d’être. En effet, les deux organes sont étroitement liés et interdépendants et pouvoir les distinguer serait en théorie improbable.

Il serait pratiquement impossible de stimuler l’un sans l’autre. Il faut en effet savoir qu’en plus de la partie visible sur la vulve, le clitoris est en réalité « enraciné » sur les deux côtés du vagin et l’entoure. Stimuler le clitoris extérieurement entrainerait donc une stimulation indirecte du vagin et inversement : la stimulation du vagin provoquerait celle du clitoris par le biais de ces « racines » de plus de 11 centimètres.

D’un point de vue scientifique encore, les contractions du vagin (avec ou sans pénétration) sont indispensables pour objectiver un orgasme. Difficile donc d’être exclusivement clitoridienne.

Le point de vue des femmes dans tout ça

Si en théorie, orgasme vaginal et clitoridien seraient donc inséparables, la réalité féminine semble tout autre.

D’après les témoignages, l’orgasme clitoridien serait complètement différent de l’orgasme vaginal. Le premier serait ainsi plus intense, plus voluptueux, plus court tandis que le second serait plus puissant, plus profond et plus long.

De plus, le clitoris a un rôle exclusivement sexuel, il est donc tout logiquement associé au plaisir féminin. Il se compose de nombreux capteurs sensoriels qui sont à l’origine de sensations agréables, autrement dit du plaisir : les corpuscules de Krause. Le clitoris est dans ce sens comparable au gland de l’homme. Ces capteurs réagissent par réponse réflexe à une stimulation mécanique tel que frottement, pression, caresses.

Le vagin serait quant à lui beaucoup moins riche en capteurs sensoriels et par conséquent la sensation de plaisir beaucoup plus difficile à être générée. Elle se produirait essentiellement par la stimulation du point G.

Ce sont certainement ces différences anatomiques qui expliquent que la grande majorité des femmes se définissent comme étant « clitoridiennes ». C’est également pour ces diverses raisons que l’orgasme vaginal n’intervient généralement que plus tardivement dans la sexualité des femmes. Il faudrait une bonne connaissance de son propre corps et une certaine expérience pour en jouir.

Dans tous les cas, il ne faut pas oublier que l’orgasme féminin, qu’il soit vaginal, clitoridien ou les deux à la fois est également psychologique : il se déclenche au niveau du cerveau et se manifeste par des phénomènes physiques tels que contractions de l’utérus et du périnée, accélération du rythme cardiaque, etc.

Quand on y réfléchit, peu importe la manière dont on atteint le 7° ciel mais bien qu’on l’atteigne : plus de 75 % des femmes déclarent ne pas avoir d’orgasme lors d’une relation sexuelle avec un homme et nombreuses sont celles qui ne l’ont jamais connu.